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Semi-marathonienne !

31/05/2016

 

« Vous n’êtes jamais trop vieux pour définir un autre but

ou rêver un nouveau rêve »

C.S Lewis

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 24 avril 2016, 10h30 me voilà sur la ligne de départ du semi-marathon de Thionville, mon PREMIER semi-marathon !

 

Tout au long de ma préparation, deux ressentis s’opposaient : le stress et l’impatience. Je redoutais de ne pas venir à bout des 21.1kms tout en étant impatiente de m’élancer dans cette nouvelle épreuve.

 

Préparation physique :

 

Début mars après trois mois d’arrêt de course à pieds, je décidais de m’y remettre. Rien de mieux que de se fixer un objectif de taille pour progresser. Je précise que je courais très régulièrement avant et que pendant les trois mois d’arrêt, je faisais 4 à 5 séances de renforcement musculaire par semaine.

 

Participer à un semi-marathon était un défi personnel se trouvant sur ma bucket-list (souvenez-vous).

 

Mon plan d’entraînement hebdomadaire se composait de trois sorties running  et peu importe la météo. Qu’il vente, fasse froid ou pleuve je n’ai pas manqué une sortie. Et figurez-vous, je n’irai pas jusqu’à dire que je prenais plaisir à courir sous la pluie mais ça ne me dérangeait pas comme ça l’était auparavant.

 

Voici une semaine type de préparation :

  • 1 séance dite courte environ 5/6 kms pour travailler la vitesse et l’endurance

  • 1 séance de fractionné 30’x 30’

  • 1 sortie longue – au fil des semaines je rajoutais des kms (13k, 14k, 15k …)

A savoir que je ne suis jamais allée jusqu’à 21 km, mon maximum était de 17 km.

  • 2 séances de renforcement musculaire (1 heure)

  • 1 séance d’abdos

  • 1 séance de stretching

Toutefois, vers la fin de ma préparation, j’ai écouté mon corps et ses besoins et je suis passée à deux jours de repos par semaine.

Ce programme a été établi par mes soins- je ne suis pas coach sportif- avant de vous lancer dans la préparation d’un semi-marathon n’hésitez pas à votre médecin traitant avant de vous lancer ou en cas de douleurs particulières.

Le jour du marathon de Paris, une fois les premières semaines d’entraînement réalisées, je me suis inscrite en ligne (oms-thionville) pour le semi-marathon.

Jusqu’au 31 mars 2016, l’inscription était au prix de 16 euros et passée cette date elle était de 18 euros. Le prix est plus que raisonnable pour un semi-marathon en province.

 

Retrait des dossards :

 

Le retrait des dossards avait lieu la veille ou le matin même de la course. J’y suis allée le samedi afin de m’épargner un stress supplémentaire juste avant le départ. Le retrait fut très rapide et pour cause, il se déroulait dans un gymnase dans lequel il n’y avait aucune animation ou stand de running. On me remet mon dossard et l’on me dirige plus loin pour mon t-shirt. Il ne reste plus que la taille L (deux heures à peine après le début du retrait, c’est limite). Je le prends tout de même bien que je ne porte jamais les t-shirts des courses, je tiens tout de même à les garder précieusement. La remise du pack de départ se limite au dossard, un t-shirt et des épingles. Il n’y a aucun goodies ou bons de réduction. J’en fais rarement usage mais je trouve agréable de recevoir son petit tote bag avec des petites choses à découvrir. Le retrait manquait de dynamisme et d’ambiance.

Je m’étais fixée deux objectifs : le premier d’aller au bout de ses 21 kms et le second de réaliser cette distance en 2h15 maximum.

 

Le jour J :

 

En cette fin de mois d’avril, la météo était capricieuse avec des journées chaudes suivies de journées plus que fraîches. Au réveil, la température extérieure était de 2°C et de la pluie était annoncée en matinée. Pour ma tenue, j’opte pour un legging long, un t-shirt et un coupe-vent. C’est niveau limite pour le départ mais je sais que je vais rapidement avoir chaud.

 

 

 

 

 

 

Certains coureurs étaient habillés chaudement voire trop (bonnet / gant).

 

L’organisation proposait deux formats de course : 10km et semi-marathon. Près de 2 300 coureurs à fouler le sol thionvillois (824 participants sur le 10km et 1432 sur le semi).

 

Et seulement deux toilettes pour les femmes autant dire que c’est limite. A 10h20, je faisais encore la queue aux toilettes pour un départ à 10h30 de quoi bien mettre le stress mais impossible de prendre le départ sans un tour aux WC. Heureusement que j’étais arrivée bien en avance et que j’ai pu prendre le temps de m’échauffer.

 

 

 

 

 

 

 

Sur le départ, se trouvait 4 pacers : 1h30, 1h40, 1h50 et 2h. Mon objectif de temps était de 2h15, je décide donc de me placer derrière le pacer de 2h et de garder son rythme si possible.

 

 

La course :

 

Km 1 à 4 : Nous sommes groupés, peu de place pour courir à son rythme et doubler. Cela est à la fois contraignant, je ne parviens pas à me mettre dans mon rythme. Mais cela est à la fois porteur, 1400 personnes courant les unes derrière les autres, c’est encourageant ! 

 

Km 5 : Premier ravitaillement et un chrono de28’40’’ au km 5. Le groupe se délie. Je me mets dans ma course.

 

Km 7 : Je prends mon premier morceau de pâte d’amande pour palier à un éventuel coup de mou.

 

Km 7 à 10 : Je trouve un groupe qui correspond à mon rythme, je me faufile parmi eux. Nous sommes à une moyenne de 5’35’’, je me sens bien.

 

Km 10 : Je passe le km10 en 56’29’’

 

Km 10 à 14 : Nous sommes toujours le long des berges, je commence à m’ennuyer.

 

Km 14 : Le groupe des 2 heures me rattrapent. Ils sont juste derrière, je peux entendre le pacer : « Allez, il reste 7 kms, la moitié de ce que l’on vient de faire ! »

 

Km 15 à 17 : Ravitaillement, je commence à avoir soif et je n’ai pas pris d’eau sur moi. L’eau est donnée dans des gobelets, je ne sais pas boire en courant. Même en pressant le gobelet, j’arrive à me tremper et ne rien boire (boubou), je décide donc de m’arrêter et boire en marchant. Ce qui devait arriver arrive, le pacer des deux heures avec son groupe me doublent et me mettent 500 mètres. Je suis frustrée, deuxième ravito auquel je perds du temps (prochaine course longue ce sera gourde ou camel bag), mais pas question de franchir la ligne d’arrivée après deux heures. J’allonge mes foulées pour les rattraper.

 

Km 17 : Les jambes vont bien. Toutefois, je commence à sentir un petit coup de mou se pointer. En effet, il n’y avait aucun marquage des kms parcourus au sol hormis le 1er et le 5e. Autant vous dire qu’arriver le km 17 j’étais paumée, impossible de savoir où j’en étais et cela est assez décourageant. De plus, il n’y avait pas beaucoup de supporters sur le parcours. Heureusement, qu’il y avait une bonne ambiance sur le parcours, une solidarité entre les coureurs, tout ce que j’adore. La montre d’un coureur sonne, j’en profite pour lui demander combien de km ils nous restent à parcourir il m’annonce 4 km. « Ok, 4km je peux le faire !! »

 

Km 17 à 19 : Tout est dans la tête !

 

Km 19 : Reste deux kilomètres, les deux derniers kms de mon premier semi-marathon. Je suis à côté du pacer, il me dit qu’il reste un peu plus de 10 minutes et on finira le semi en moins de deux heures. Je suis fière, heureuse – je peux dire que j’ai parcouru les deux derniers kms avec le sourire jusqu’aux oreilles.

 

Km 20 à l’arrivée : La fin du parcours rejoint la première boucle du départ. Reste deux lignes droites et l’arrivée s’ouvrira devant moi ! J’aperçois mon papounet qui m’attend juste avant l’arrivée =) Immense joie et satisfaction personnelle d’avoir rempli ce défi.

A l’arrivée il y a très peu d’ambiance, le sas est étroit et ceux qui sont déjà arrivés sont regroupés dans un petit espace. Et énorme tristesse, il n’y a aucune médaille !! Le ravitaillement d’arrivée est léger : une bouteille d’eau, une boisson énergisante et une banane.

 

Pour un premier semi-marathon, le parcours est IDEAL : principalement le long des berges avec aucun dénivelé positif.

 

Le premier objectif était de venir à bout de ses 21.1 km et le second le boucler en 2h15. Challenges réussis, premier semi-marathon couru en 1h59 (yihah !!!)

 

 

 

 

 

 

 

Merci à mon Papounet, mon premier supporter de m’avoir accompagné et surtout attendu pendant deux heures dans le froid.

Merci également au pacer pour ses précieux conseils et à tous les bénévoles présent sur le parcours et sans qui une telle manifestation ne pourrait pas avoir lieu !

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